Autour de la mi-mai, de nombreuses espèces migratrices sont maintenant revenues, les milieux naturels deviennent beaucoup plus animés et pour ceux qui aiment écouter les oiseaux, c’est une période particulièrement intéressante pour sortir tendre l’oreille.
Ce matin, j’avais justement envie d’aller profiter de cette effervescence printanière dans le secteur de Saint-Nicolas, en Chaudière-Appalaches, tout en prenant le temps de répertorier les espèces entendues au fil de ma sortie. L’idée était aussi de parcourir différents types de milieux, puisque chaque habitat possède sa propre ambiance sonore et permet d’entendre des espèces différentes.
Même s’il faisait assez frais pour un 18 mai, les conditions étaient vraiment excellentes pour l’écoute : un ciel nuageux, peu de vent, et une matinée où les oiseaux étaient particulièrement actifs.
À cette période-ci de l’année, les feuilles commencent à sortir dans les arbres, mais comme elles ne sont pas encore pleinement développées, cela permet encore de repérer relativement facilement certains oiseaux à l’œil, en plus de les entendre.
Au cours de ma matinée, j’ai exploré des milieux forestiers (feuillus et mixtes) ainsi qu’un secteur agricole, ce qui m’a permis de profiter d’ambiances très différentes.


Quand on pense à ce type d’observation en forêt, on imagine parfois qu’il faut absolument aller loin, visiter un parc ou une réserve faunique pour vivre ce genre d’expérience. Bien sûr, ce sont des endroits extraordinaires pour observer la nature, mais ce n’est pas la seule façon d’en profiter.
Personnellement, comme j’habite en quartier résidentiel, je cherche souvent des endroits accessibles à proximité de chez moi. Ça peut être une route de terre en milieu forestier, une petite route tranquille bordée d’arbres, une piste cyclable qui traverse un secteur boisé… Il existe souvent beaucoup plus d’options qu’on le pense pour aller tendre l’oreille et profiter de belles observations, même au quotidien.
Si vous connaissez moins les oiseaux ou que vous commencez à vous y intéresser, cette période de l’année est d’ailleurs particulièrement intéressante, simplement parce que la diversité sonore est impressionnante. Sans nécessairement identifier chaque chant avec précision, on peut déjà commencer à remarquer à quel point certains milieux vibrent littéralement de vie à cette période.
Aujourd’hui, j’ai simplement choisi de m’attarder un peu plus à l’ambiance sonore du milieu agricole et de vous en faire découvrir un petit aperçu. Dans ce type de paysage ouvert, l’ambiance est complètement différente de celle des milieux forestiers. Celle que je vous partage aujourd’hui est une ambiance de goglus des prés et de bruants des prés, deux espèces bien associées à ce type de milieu à cette période de l’année.
J’ai eu envie de capter un petit extrait de cette ambiance, non seulement pour vous la faire entendre, mais aussi pour vous aider à commencer à reconnaître ce type d’environnement sonore si vous avez envie, vous aussi, de tendre davantage l’oreille lors de vos sorties.
Puis, comme écouter amène souvent aussi à mieux observer, j’avais aussi envie de vous montrer à quoi peut ressembler concrètement ce type d’observation sur le terrain.
On pense parfois qu’il faut absolument des jumelles ou beaucoup d’expérience pour repérer certaines espèces, mais ce n’est pas toujours le cas. Lorsqu’on commence à porter attention aux mouvements, aux silhouettes et à certains contrastes qui attirent l’œil, on remarque beaucoup plus de choses qu’on pourrait le croire.
Par exemple, dans le cas des goglus des prés, ils se perchent souvent sur de petits arbustes, sur des tiges plus élevées ou parfois directement dans les herbes pour chanter, ce qui permet parfois de les repérer assez facilement lorsqu’on sait un peu quoi observer.
La photo ci-dessous d’un goglu des prés représente justement beaucoup plus ce qu’une personne peut réellement voir en marchant dans ce type de milieu.

Également, comme le milieu agricole m’a aussi permis d’entendre plusieurs autres espèces ce matin, voici un aperçu visuel des espèces entendues dans ce type d’habitat.

Heureusement, ce n’est que le début. Entre la mi-mai et le mois de juillet, les occasions de faire de magnifiques observations, autant sonores que visuelles sont nombreuses et chaque habitat a ses propres ambiances et espèces à faire découvrir.
Au fil de mes prochaines sorties, je vous partagerai d’autres espèces, d’autres milieux et d’autres ambiances naturelles qui méritent elles aussi qu’on s’y attarde.
Si vous avez vous aussi le goût de profiter de cette belle période de l’année pour aller écouter ce qui se passe autour de vous, je vous souhaite sincèrement de très beaux moments et de magnifiques observations…